Interview d'une bénévole traductrice

Fiona Lloyd est d’origine anglaise, mère de 4 enfants.

Elle est traductrice bénévole depuis 8 ans de lettres d’enfants vers leurs parrains et vice versa, pour les parrainages en Afrique de l’Est.

Elle est aussi marraine d’un enfant de Bolivie

 

En quoi consiste ce bénévolat ?

"Traduire chez moi, une quinzaine de lettres que je reçois une à deux fois par mois de la part du service parrainage. Ces lettres sont celles des enfants ou des parrains. Un délai de 15 jours maximum est à respecter.

En période de rush (Noël, notamment), cela peut représenter 5 heures de travail par semaine."

 

Pourquoi ce bénévolat ?

"Je suis motivée par le désir de faire quelque chose pour ces enfants, pour ces familles, tellement défavorisés.

"C'est concret, utile, j'ai l’impression de faire partie d’une grande chaîne efficace…"

"C’est une occasion de transformer en positif mon origine étrangère qui est parfois un handicap, ici"

 

N'est-ce pas trop fastidieux, toutes ces lettres à traduire ?

"Non, cela me permet de garder en  tête la pauvreté de ces pays, lettre après lettre, le contexte devient presque palpable. On a une vue globale, sur ce qui se passe là-bas.

C'est parfois très touchant les petits détails de la vie d’un enfant. Les enfants d’un même pays, d’un même centre, racontent des choses tellement différentes, c’est ce qui rend les choses intéressantes.

Lettre après lettre on s'imprègne de la culture du pays, de la vie locale, du fonctionnement du centre.  

On sent aussi une grande responsabilité  quand un enfant écrit que sa maison s’est écroulée suite aux inondations, ce n’est qu’une phrase sur une feuille, mais je sais tout ce que cela peut représenter pour la vie de ce petit : sa vie s’écroule …

La traduction, c’est aussi essayer de transmettre toute l’émotion, l’affection de l’échange et ce n’est pas toujours facile de trouver les bons mots.

Parfois, il est dommage d’avoir à traduire des lettres plus stéréotypées de certains centres ; parfois aussi les enfants sont encore trop petits pour donner du sens à la relation.

 "De tout ce que je peux faire comme actions bénévoles c’est vraiment ce qui me tient le plus à coeur"

 

Devenir traducteur/trice ?

Si vous avez :
- Une très bonne connaissance de l'anglais ou de l'espagnol

- Un français écrit de bon niveau

- Une
disponibilité pour traduire 15-20 lettres en 15 jours maximum

 Renseignez-vous : parrainage(at)selfrance.org