Inde

Cartes Compassion

La victoire du parti du Congrès au élections générales d'avril-mai 2009 a donné à l'Inde une stabilité politique bienvenue, alors que le pays faisait face aux effets de la crise mondiale, et au contre coup des attentats de 2008.

L'économie indienne est en plein essor depuis plusieurs années. Le taux de croissance a atteint 9% en 2005 et s'est maintenu à un niveau similaire en 2006.

Malgré cela, au moins un quart de la population vit dans la pauvreté. La mortalité infantile et la malnutrition n'ont pas connu de baisse significative.

Le clivage se creuse entre les régions rurales, qui bénéficient peu de la croissance, et les zones urbaines. La pauvreté se concentre principalement dans certaines régions, notamment dans les Etats de Uttar Pradesh, Bihar et Madhya Pradesh.

Depuis 2004, le gouvernement a mis en place un programme pour que les réformes profitent davantage aux couches les plus défavorisées, notamment dans les campagnes.

 

Education

L'année scolaire commence en juin et se termine en avril.

Ces dernières années d'importants progrès ont été faits dans le domaine de l'alphabétisation et de la scolarisation. Plus de 80% des enfants bénéficient d'une éducation primaire contre 68% il y a dix ans.

L'inscription à l'école est gratuite mais les livres, les uniformes et les frais de transport sont à la charge des familles. Dans les milieux les plus pauvres, les enfants doivent souvent abandonner l'école très jeunes pour travailler.

De façon générale, la scolarisation des garçons est plus répandue que celle des filles. 59% des garçons et 39% des filles vont à l'école secondaire.

L'éducation est vue comme un investissement : les garçons s'occuperont de leurs parents devenus âgés. Il est donc essentiel qu'ils aienit une bonne situation.

L'instruction d'une fille est considérée comme moins importante. Lorsqu'une femme se marie elle va vivre chez son mari, et s'occupe de ses beaux parents. Investir dans son éducation est donc un « gaspillage » qui bénéficiera à une autre famille.

L'école étant généralement non mixte, le manque d'institutrices explique aussi la faible scolarisation des filles.

 

Religion

On compte 80% d'hindous, 13% de musulmans, 2% de sikhs et 2% de chrétiens.

La liberté religieuse est généralement respectée, même si elle n'est pas complètement effective dans certaines régions ou localités.

 

Loisirs :

Le cricket, le hockey et le football sont très populaires. Les indiens jouent aussi aux dames chinoises et aux puzzles avec des lettres.

Art :

L'inde a une histoire de l'art très riche, il y a de nombreux monastères, temples, peintres, écrivains. Le cinéma est aussi très populaire. Le Bollywood indien est l'equivalent d'Hollywood, il produit plus de 1000 films par an, soit 3 fois plus que les studios d'Hollywood.

Le sitar est un instrument traditionnel indien. Le veena (instrument similaire au sitar) et la tabla (batterie) sont des instruments populaires en Inde. La guitare est aussi très répandu. La musique la plus populaire vient  de bandes orginales des films Bollywood chanté dans la langue locale (Tamil, Hindu, Telegu).

Langue :

L'Anglais et l'Hindi sont les langues les plus répandues. Mais il existe de nombreuses autres langues parlées localement. 24 autres langues sont parlées par au moins un million de personnes.

Les langues indiennes n'utilisent pas l'alphabet occidental. Voici la prononciation de quelques mots dans le dialecte utilisé par les enfants

 

  • Dans l’Etat du Tamil Nadu, les enfants parrainés parlent Tamil, "bonjour" se dit Vanakkam.
  • Au Kerala, où les enfants parrainés parlent Malayalam, "Comment allez vous?" se dit Sugam aanu?  Et  "je vais bien" est Oh, sugama
  • Au nord de l’inde, on parle Hindi, on se salue en disant  Namasté, "comment allez vous?" est Aap kaise ho?  et "je vais bien" se dit Mein aacha hai.
  • Au Karnataka, on parle Kannada, "comment allez vous?" se dit Channagidhira? et "je vais bien" est Channagidhini
  • En Andhra Pradesh, les enfants parrainés parlent Telugu, "comment allez vou?" est Bagunnara? Et "je vais bien" est Bagunnanu.

 

 

Source : Banque Mondiale, Compassion, Le Monde Bilan du monde 2007, encyclopédie de l'état du monde.