Des politiques internationales, nationales, locales

Au plan international        

 

Il s’agit de favoriser des accords au sein de l’Organisation Mondiale du Commerce pour garantir davantage d’équité dans les relations commerciales entre les pays du Nord et du Sud.

Les traités internationaux actuels interdisent aux Etats de protéger leur marché agricole… Du moins en théorie… En effet, les Etats du Nord subventionnent fortement leur agriculture (PAC en Union Européenne, aide pour la production de coton aux Etats Unis).

Les produits importés concurrencent l’agriculture locale et tirent les prix vers le bas. Subventionnés ou pas, d’un côté comme de l’autre de la planète, les agriculteurs ont du mal à vivre de leur travail.

Le monde a sans doute une production suffisante pour nourrir les 6 milliards d'habitants de la planète mais des millions de gens n'ont pas facilement accès à ces aliments.

 

Au plan national

 

Une politique de construction d’infrastructures (routes, ports, voies ferrées, entrepôts, marchés) est indispensable pour maintenir les populations en milieu rural et faciliter l’écoulement des productions ; mais instabilité politique et conflits s’abstenir !


Une bonne régulation du marché intérieur permet aussi de trouver l’équilibre entre une juste rémunération du paysan et un niveau de prix acceptable pour des populations avec un niveau de ressources extrêmement bas.

 

 Le droit de chaque Etat à définir sa politique alimentaire et agricole est appelé « souveraineté alimentaire ». Depuis 1996, ce concept est au cœur des débats sur l’agriculture mondiale.

Les partisans de cette théorie pensent par exemple qu’un Etat doit pouvoir prendre des mesures politiques pour permettre aux producteurs locaux d’écouler leur production sur le marché national. Les paysans locaux ont souvent du mal à s’aligner sur les prix des produits importés, surtout lorsque ceux-ci sont subventionnés dans leur pays d’origine.

 

 

Aujourd’hui, un des débats les plus vifs concernant l’agriculture concerne les OGM. Les Etats sont amenés à légiférer en la matière.

Pour ses partisans, la modification du code génétique d’une plante offre de formidables perspectives pour lutter contre la pauvreté. Les semences génétiquement modifiées pourraient être plus productives, nécessiter moins d’eau, être plus résistantes…

Mais beaucoup s’inquiètent des possibles conséquences sur la santé publique et l’écosystème. Ils dénoncent le manque de transparence des recherches en cours.

 

Pour une réflexion plus approfondie sur les OGM dans une perspective chrétienne, télécharger l’article d’Hélène Farelly, enseignante en économie et gestion, anciennement animatrice de développement rural et responsable de la formation à la FADEAR (fédération associative pour le développement de l’emploi agricole et rural)

 

 

Au plan local,

 

Des investissements sont nécessaires pour augmenter la productivité et élever le niveau de vie des agriculteurs.

Les projets liés à la maîtrise de l’eau sont essentiels : une agriculture irriguée est trois fois plus rentable qu’une agriculture pluviale. Mais l’irrigation n’est pas toujours possible. Dans bien des cas, les précipitations sont trop irrégulières pour envisager cette solution.

 

Il n’y a pas de solution universelle. En fonction des atouts et des contraintes de chaque village, une technique agricole peut être plus ou moins performante.

L’accès aux techniques agricoles les mieux adaptées aux conditions locales développe considérablement la productivité. (Programmes de formation, investissement dans des outils…)

 

Contrairement aux grosses exploitations privilégiant la monoculture (café, coton…) pour l’importation, les projets soutenus par le SEL s’adressent à de tous petits producteurs, avec une agriculture de subsistance, diversifiée, commercialisée à une échelle réduite.

Ils permettent à des familles d’être autonomes grâce à leur travail.